Les skills sont des packages
Plus j’utilise des outils LLM en CLI comme Claude Code et Opencode, plus je réalise que :
- le principe des skills est l’une des meilleures idées que j’ai vues et utilisées jusqu’ici dans l’exercice de travailler avec des LLMs
- ça fait exactement ce que les packages font avec mes langages préférés : factoriser des trucs complexes et utiles en briques réutilisables qu’on peut appeler en quelques mots
- c’est encore immature et ça devrait clairement évoluer pour se comporter comme des packages
Je bidouille autour de cette approximation skills~=packages et les résultats actuels me plaisent assez pour en parler, ne serait-ce que pour me relire dans quelques mois et constater à quel point cette prise de position vieillit mal. De cette vision découle mon approche actuelle : Agent Kit Manager (akm).
Les LLM Skills, au sens de la spécification ouverte pour un format de prompt réutilisable, c’est MALIN. Tout le monde bidouillait du prompt engineering et réutilisait des bouts qui marchaient dans des prompts de plus en plus longs, à coups de copier-coller et de renvois vers des documents longs comme le bras. Les skills répondent à tout : le progressive disclosure permet de garder du contexte pour l’essentiel avant d’atterrir dans la dumb zone, l’auto-activation fait qu’on ne gaspille ni tours ni tokens à invoquer explicitement le skill, et l’arborescence de dossiers permet d’aller encore plus loin dans le progressive disclosure, avec des fichiers lus uniquement dans certaines situations, des scripts utilisés par le skill… ...